Dépression post-natale, aussi chez les papas ?

papa en pasgeboren babyLe papa ne subit pas de changement hormonal ni biologique, mais la naissance de son enfant est également un évènement important pour lui, nécessitant une grande capacité d’adaptation. La recherche scientifique sur la dépression post-natale chez les papas n’en est qu’à ses balbutiements, mais des études récentes montrent que 5 à 10 % des papas souffrent de dépression après la naissance de leur enfant*. A titre de comparaison : la proportion est de 10 à 20 % chez les mamans.

Seconde place

"Je rencontre de nombreux hommes qui se plaignent d’être relégués à la seconde place. Ils ont le sentiment d’être mis à l’écart, ce qui engendre des frustrations", explique Claudine Crommar. "Ils n’ont plus l’impression d’être le partenaire de leur compagne, mais juste une source de revenus et une aide pour le ménage et les soins du bébé. La sexualité joue également un rôle. Il y a non seulement moins de sexe, mais voir naître leur enfant ou une épisiotomie suite à l’accouchement perturbe certains hommes."

Aucun lien avec le bébé ?

Quel est le plus grand danger d'un papa qui broie du noir ? "Je ne pense pas qu’il y ait des conséquences négatives pour le développement de l’enfant. Le risque majeur est que le papa ne crée pas de lien avec le bébé. Cette période de désintérêt ne peut évidemment pas durer trop longtemps", précise Claudine Crommar. "Mais il ne faut pas non plus dramatiser. Chez la plupart des papas déprimés, ces sentiments négatifs passent après 3 mois. Ils s’habituent à la nouvelle situation et la relation avec leur compagne se normalise également progressivement. Toutefois, si la situation devient incontrôlable et si la période de désintérêt persiste, il faut demander l’aide d’un professionnel. Dans ce cas, un accompagnement psychologique est nécessaire."